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  Marshall | Look into my eyes, it's where my demons hide

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Marshall Schrödinger

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MessageSujet: Marshall | Look into my eyes, it's where my demons hide   Lun 1 Déc - 2:49



Marshall Heinrich Schrödinger
"la petite citation qui va bien"



Nom ∞ Schrödinger. ; Prénoms ∞ Marshall Heinrich ; âge ∞ 33 ans. ; A Port Righ depuis ∞ Depuis 2008. ; nationalité & origines ∞ Allemand. Originaire de Geilenkirchen. ; métier ∞ Avocat de la défense en droit criminel. ; orientation sexuelle ∞ Bisexuel. ; Situation amoureuse ∞ Divorcé et nouvellement en couple. ; dans ton ipod ∞ du rock et du métal. ; groupe ∞ moonset night.; crédit ∞ tumblr d'amour. ; célébrité ∞ Michael Fassbender



I'm somebody

Ouvert d'esprit : Marshall est un homme très ouvert d'esprit. Il accepte tout le monde - ok, presque tout le monde - et il n'est pas gêné pour deux cennes. Il peut parler de n'importe quoi, n'importe où et à n'importe qui. Ou presque. Disons qu'à force d'entendre parler de ses habitudes sexuelles, il en a un peu marre mais, normalement, il n'a aucun problème avec personne ! • Directe / franc : Lorsqu'il est de mauvais poil, Marsh n'a aucun filtre entre ses pensés et ses paroles. Il dit tout ce qu'il pense sans réfléchir. Il le fait aussi quand il n'est pas fâché, mais il n'est pas impossible d'avoir un peu de retenu lorsqu'il est en contrôle de ses moyens. Une faible possibilité très minuscule, voir microscopique. Lorsqu'il s'en rend compte, il est souvent trop tard. Il a tendance à s'en rendre compte quand sa soeur pleure, par exemple. • Condescendant / Orgueilleux : Si vous demandez aux proches de Marshall de parler de lui, ils ne peuvent pas oublier de parler de sa fierté. Sa un-peu-trop-grande fierté de lui-même. Il a une si grande confiance en lui que très peu de choses l'atteignent vraiment, sauf ses proches qui connaissent ses miniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimes cordes sensibles. Quand quelque chose l'énerve, il le dit tout de suite. Quand il est en froid avec quelqu'un, il le règle tout de suite. Marshall aime que ce soit clair pour pouvoir tourner la page et avancer.• Manipulateur / Persévérant : Marshall est prêt à tout lorsqu'il veut quelque chose. S'il doit manipuler quelqu'un, il le fera avec grand plaisir. Il est ambitieux et il atteint ses buts. • Mystérieux : Malgré sa trop grande franchise, Marsh est un homme mystérieux. Il a, lui aussi, son jardin secret et il est très doué pour faire en sorte que personne n'ait de soupçons. Pour l'instant, personne n'est au courant de sa participation dans une organisation criminelle et il compte bien garder cela ainsi, même si l'envie de se confier à quelqu'un se fait de plus en plus sentir. • Séducteur : Lorsqu'il est célibataire, l'allemand a une vie sexuelle plutôt active. Il aime séduire les gens et il ne voit pas ce qu'il y a de mal de s'amuser avec un autre adulte consentant. Cependant, lorsqu'il est en couple, JAMAIS il n'ira voir ailleurs. • Jaloux / impatient : Quand Marshall veut quelque chose, Marshall le veut tout de suite. Et avec Lisbeth, il trouve cela très difficile de ne pas avoir ce qu'il veut maintenant. L'imaginer avec un autre homme le rend fou. Il n'a jamais réussi à contrôler sa jalousie. Étant lui-même un coureur de jupons, il sait trop bien comment les hommes peuvent être. Certains ne s'arrêtent pas en voyant une femme mariée. Ce n’est pas qu’il ne faisait pas confiance en Lisbeth mais c’est en la gent masculine qu’il n’a pas confiance. • Sang chaud : Il n'est peut-être pas violent en général, mais Marshall n'hésitera pas à se servir de ses poings, si nécessaire, surtout si on s'en prend à ses proches.



On a melancholy hill

• Grand amateur de bière, il fait honneur à sa patrie. Vive Heineken. • Niveau cuisine, Marshall n'est pas trop difficile. Il aime essayer de nouvelles choses mais il a un faible pour la nourriture asiatique. C'est avec fierté qu'il mange avec des baguettes. • Vulgaire, Marshall n'a pas toujours un langage acceptable dans une église. Ça sort tout seul dans sa bouche et il s'en fou carrément ! Il se force quand il travaille mais, en dehors de ça, il se laisse aller. • Fumer, fumer et fumer. Il fume comme une cheminée (bon il est mieux qu'il était mais quand même) et il sait que c'est mauvais, mais voilà ... il n'est pas prêt d'arrêter. Un jour il arrêtera sans doute, mais pas tout de suite. • Ce n'est pas vraiment une manie, mais ça fait partie de son quotidien. De temps en temps, Marshall tue des gens. Ce n'est pas quelque chose qu'il aime faire mais on ne peut pas dire qu'il a le choix. S'il refuse, c'est lui qui risque de se trouver sous terre.


You, behind your computer
prénom/pseudo ∞ Stéphanie ! Mais on me connait surtout sous le pseudo tetanie. ; âge ∞ 23 ans. ; Comment es-tu arrivé là ? ∞ On m'a arraché de mon lit et m'a forcé à m'inscrire ! ;  Je suis un ∞ inventé ; Que penses-tu du forum? ∞ Il est super joli, j'adore le vert ! J'espère qu'il va fonctionner qu'on aura tout plein de chaire fraiche !  ; Un dernier truc à dire? ∞ Je vous aime ! . ;
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Marshall Schrödinger

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MessageSujet: Re: Marshall | Look into my eyes, it's where my demons hide   Lun 1 Déc - 2:49




∾ So let's set out to sea ∾
Oxford, mai 2001

Tôt ou tard, il allait falloir affronter la réalité, que l’on parle de ce qui venait de se passer en fin de semaine. Aujourd’hui ce n’était que lundi et l’ambiance de l’appartement était déjà insupportable, ça ne pouvait pas continuer plus longtemps. Eachan et moi nous connaissions depuis de longues années et je n’allais certainement pas cracher là-dessus parce que nous avions finalement succombé à l’attirance que nous avions l’un envers l’autre. Cela faisait déjà quelques années que je me surprenais à regarder Eachan différemment, mais jamais je n’avais pensé que ça pouvait être réciproque. C’était mon meilleur ami depuis une dizaine d’années et je m’en étais toujours voulu de le regarder avec envie comme s’il était une pièce de viande. Ce n’était pas normal que je puisse regarder un homme de cette façon, non. Et c’était encore moins normal d’avoir pris plaisir à nos rapprochements. J’avais peur que mes proches viennent à le savoir et qu’ils me renient à cause de ça, que je les dégoûte. Déjà que je ne savais plus quoi penser de ma propre personne, ça m’épuisait. Moi, Marshall Schrödinger, apprécier les caresses d’un homme sur mon corps ? I.M.P.O.S.S.I.B.L.E. Je m’étais toujours qualifié d’hétérosexuel à 100 % et c’est ce que tous pensent de moi. J’ai toujours été un homme à femmes, depuis que j’ai commencé à draguer, c’était tout simplement impossible de m’imaginer avec un homme, je n’y arrivais pas. Mais ça c’était bien produit, en fin de semaine, avec Eachan et il allait bien falloir que je me fasse à l’idée. Les hommes me faisaient de l’effet, point à la ligne et mon ami d’enfance en faisait partie. Cela me bouffait de l’intérieur de garder ce secret pour moi mais je n’avais personne à qui en parler. Je n’étais pas prêt à confier ce secret à Krista et l’autre personne à qui je me confiais de temps en temps, c’était Eachan et disons qu’en ce moment, je ne me voyais pas me confier à lui du tout. Nous avions déjà du mal à se regarder et à avoir une vraie conversation, autre que de parler de température, lui parler de ma bisexualité, pas vraiment. En même temps, il était sans doute la meilleure personne à qui je pouvais en parler puisqu’il me comprendrait, mais je faisais déjà tout pour l’éviter alors avoir une conversation sérieuse avec lui, c’était impensable.

En allant au chalet, en fin de semaine, je pensais que ça allait se passer comme toutes les autres fois où nous sommes allés. Que nous finirions par nous trouver une conquête chacun de notre côté ou qu’on déconnerait sans arrière-pensées. Alors lorsque notre amie en commun avait lancé un commentaire sur la tension sexuelle qu’il y avait entre nous, j’avais pris ça en riant, sur le coup. Mais je ne m’attendais pas du tout à ce que mon ami réagisse de la sorte. La façon dont il m’avait regardé, avec insistance, alors qu’il mettait le goulot de sa bière dans sa bouche … ça avait fait sonner une cloche dans ma tête. Les yeux, ça ne ment pas. Et les yeux d’Eachan me disait que ce n’était pas une blague ce qu’il venait de dire. Une chance que je n’avais pas de bière dans la bouche lorsqu’il avait dit ça, parce que je me serais sans doute étouffé avec. J’étais resté là, immobile, pendant plusieurs minutes à regarder un peu n’importe où dans la salle. J’essayais de me convaincre intérieurement de lui demander s’il était sérieux ou s’il déconnait lorsqu’il avait sous-entendu qu’il était prêt à le faire. Je me doutais bien qu’il était sérieux mais j’avais besoin de la confirmation. Mais pour l’instant, j’avais de besoin de trouver le courage pour lui demander. Je me répétais, sans cesse, la question dans ma tête mais aucun son ne sortait de ma bouche. Mais le trop grand intérêt que je portais à ma bouteille de bière finirait par ne plus paraitre naturel. Étant certain que personne ne nous écoutait, je raclai ma gorge avant de lui poser THE question en murmurant. « Ce que t’as dit … c’était sérieux ou … tu disais ça comme ça ? » Alors que je lui posais la question, je ne pris même pas la peine de le regarder. Je n’étais pas CAPABLE de le regarder. C’est alors que mon ami se pencha légèrement dans ma direction et le seul mot qui sortit de sa bouche fût : « Quoi ? » Mes yeux s’agrandirent alors que je restais muet. Ça m’avait déjà pris une bonne dose de courage pour lui demander la première fois, il fallait que je le redise encore ? Je passai alors une main sur ma nuque, visiblement mal à l’aise et je tentai une deuxième fois : « Uh … j’ai dit que … je voulais savoir si uh … » Je tournai la tête vers lui pour le regarder un instant, mais je le regrettai aussitôt. Eachan souriait et il humecta ses lèvres en me regardant. « Oui ? » Vraiment, il le faisait exprès ! Et ça aurait pu me suffire comme réponse, mais je tenais à ce qu’il le dise clairement. Je baissai alors les yeux, raclant ma gorge avant de les relever et de lui demander clairement : « Étais-tu sérieux ? » Et finalement, j’eus ma réponse. « Oui, je suis sérieux. » Je détournai le regard en hochant la tête, tout simplement. Une bouffée de chaleur me montait à la tête alors que mon cœur battait à une vitesse folle. Je restai là, assis à côté d’Eachan, alors que je rasais de mourir chaque fois qu’une personne de plus nous quittait pour aller dormir. Chaque fois que quelqu’un partait, ça nous rapprochait du moment où nous serions seul. J’essayais de ne pas trop le regarder mais sachant ce que je savais maintenant, c’était difficile de ne pas m’intéresser à la simple vue de ses muscles qui se contractaient, à la forme de sa mâchoire ou à sa langue qui humectait ses lèvres. Il m’obsédait. Lorsque la dernière personne quitta finalement le salon, je me levai avant de me tourner vers Eachan. « Je vais me coucher. » Je me dirigeai alors vers ma chambre et alors que j’y entrais, je jetai un regard lourd de sens vers mon ami, par-dessus mon épaule. Je fermai un peu la porte, la laissant entrouverte, attendant qu’il me rejoigne.

Depuis que nous étions revenus chez nous, les images de la fin de semaine ne cessaient de défiler dans ma tête. J’avais un examen vendredi et j’avais beau essayer d’étudier, je n’y arrivais pas. Je n’arrivais pas à me concentrer, à penser à autre chose que ce qui s’était passé. Et je restai dans le salon alors que Eachan allait arriver d’un moment à l’autre. Dans un sens, c’était peut-être mieux ainsi, on pourrait essayer d’avoir une discussion. Mais je n’allais jamais être prêt à affronter cette discussion. Alors que j’essayais toujours d’étudier en regardant la télévision, j’entendis le bruit de la porte. Mon cœur s’arrêta et je tentai, tant bien que mal, d’avoir l’air très intéressé par la télévision. En fait, je ne la regardais pas vraiment. Je fixais un point en plein milieu de l’écran pour avoir l’air de la regarder, c’est tout. Lorsqu’il me salua et affirma que j’étais encore debout, je ne dis rien. Je ne savais pas quoi dire, point à la ligne. Ce n’était pas très naturel, moi qui avais toujours un tas de conneries à lui raconter lorsqu’il revenait à l’appartement, mais je ne trouvais simplement rien à dire. Concernant la question sur les cours, j’hochai la tête. Mais sa dernière question me laissa sans mots. Je ne sais pas quoi lui dire. Je ne voulais pas rester muet, ça n’arrangerait rien. Mais je ne savais pas quoi répondre à sa question. Étais-je ok ? Oui je l’étais. « Ça va … » Les yeux baissés, je fermai mon livre de droit que je déposai sur la table à côté du canapé où j’étais. J’attrapai mon paquet de cigarette, à mon tour, pour prendre une clope. Ça me donnerait un peu plus de temps pour réfléchir à ce que j’allais lui dire. « Écoutes Eachan … je suis désolé pour ce qui s’est passé en fin de semaine. J’étais bourré et j’avais vraiment une de ces envies de baiser … Je ne sais pas ce qui m’a pris … on n’aurait pas dû faire ça. L’alcool fait faire des trucs des fois … je suis désolé. » Je pris une grande inspiration avant d’accoter mon front dans la paume de ma main. Au fond, je n’étais pas désolé. J’avais l’image du corps d’Eachan dans ma tête et je n’étais pas capable de m’en débarrasser. Coucher ensemble avait été une mauvaise idée seulement sur le point de la tension sexuelle. Ça ne l’avait pas diminué, au contraire, c’était pire. J’avais juste envie de lui sauter dessus, mais je ne pouvais pas. J’étais attiré par les femmes, point. C’est ce qu’il fallait que je sois. « Tu gardes ça pour toi stp … »

Portree, janvier 2012

Une autre soirée comme je ne les aimais pas particulièrement. Avec le temps, je m’étais habitué et ça ne me dérangeait plus autant – dépendant des victimes -. En général mes cibles étaient des criminels alors je me disais que ça en faisait moins sur la terre. Et aujourd’hui, j’avais été appelé à commettre l’irréparable, encore. J’écoutais un film avec Liz, ma femme, quand mon téléphone avait sonné. J’ai dû partir sans pouvoir lui dire pourquoi. Je préférais ne pas la mêler à ce secret, c’était trop dangereux à mon goût. Moins elle en savait, mieux c’était. Elle ne savait pas que j’étais bisexuel d’ailleurs … je suis convaincu que mes frères de moto n’apprécieraient pas de savoir que les hommes m’attiraient. Alors j’ai préféré ne pas lui dire pour ne pas qu’elle s’échappe. Elle ne sait pas que j’ai tué des gens non plus. Elle se doute, par contre, que je suis dans un club de motards. Je dis que je fais de la moto que par pur plaisir mais elle ne me croit pas. Une fois de retour à la maison, elle est venue me voir dans l’entré. Il faut qu'on parle. Cette fichue phrase qui vous fait comprendre que quelque chose ne va pas. J’arque un sourcil et je dépose mes clefs ainsi que mon casque de moto sur le comptoir de la cuisine. Je prends place sur un des tabourets de l’îlot et je la regarde. « Vas-y, je t’écoute. » Je tente de paraitre normal mais je pense que je passe à deux doigts d’avaler de travers. « J'en suis plus capable, je supporte plus cette situation. C'est devenu trop douloureux de te voir partir à chaque fois en pleine nuit pour aller je ne sais où en me demandant si tu vas rentrer, si ça y est tu m'as abandonnée pour quelqu'un d'autre ou je ne sais quoi. C'est trop pour moi ! » Je fronce les sourcils et j’ouvre la bouche un instant sans rien dire. Est-ce qu’elle est vraiment en train de faire ce que je pense? « T’es sérieuse ? Je ne t’ai jamais été infidèle Liz alors NON je ne suis jamais parti voir une autre femme. C’est toi ma femme et je n’en veux pas d’autres. « Peu importe … Ma décision est prise ! Tu peux déjà te considérer comme un homme divorcé, je ne reviendrai pas sur ma décision. » Je prends la nouvelle comme si on venait de me foutre un coup de brique en arrière de la tête. C’est une blague ? Dites-moi que c’est une putain de blague, fuck ! « Quoi ? Tu … c’est fini ? Comme ça ? Après tout ce que l’on a vécu ? Tu me laisses ? Dis-moi … est-ce que c’est parce qu’on a pas encore d’enfant ? » Je l’implore du regard. Ça fait tellement longtemps qu’on est ensemble que je suis incapable de m’imaginer seul. Sans Lisbeth, je suis perdu. « … Oui ! Y'a un peu de ça aussi ! C'est un tout qui fait que je ne supporte plus de vivre ici avec toi, d'être avec toi. » « Merde Lisbeth… Cet enfant, je le veux autant que toi ! Tu sais, ça fait 3 ans demain qu’on essaie d’avoir un bébé. QU’ON essaie. Tu penses être toute seule là-dedans ? Moi aussi je trouve ça difficile ! » Je m’essuie le coin de la bouche avec mon pouce et mon index, la respiration tremblante. Je suis mélangée entre la colère, la tristesse et la déception. Je comprends qu’elle trouve ça difficile et fuck que je me sens impuissant. Cet enfant, je voulais lui donner autant qu’elle le voulait. « Ne rends pas les choses plus dures qu'elles ne le sont ! Oui ! Oui ! Je suis seule ! J'ai 30 ans et je n'ai pas encore d'enfants ! On essaie et toi tu t'en vas en plein milieu de la nuit ! Si ça se trouve tu as des enfants quelque part d'autre ... Je ne supporte plus cette situation ! Bref ! On va pas se faire souffrir plus longtemps. Mes valises sont prêtes, je te laisse la maison, je retourne en Angleterre. Je t'enverrai les papiers une fois que je m'en serai occupée ! Et elle est partie se coucher. Elle m’a laissé là, en plan, dans la cuisine. J’étais bouche bée. Je ne m’attendais vraiment pas à cette nouvelle. Et là, en plus, j’allais devoir dire ça à tout le monde, que je suis de nouveau célibataire et on me poserait un tas de questions. Mes amis n’ont pas besoin de savoir que je n’ai pas réussi à faire un enfant à ma femme et qu’elle m’a laissé en partie, pour ça. C’était vraiment une soirée de merde ! Je n'ai même pas réussis à prendre ma douche ce soir-là. Je me suis écroulé dans la cuisine, le dos contre le mur, et j'y suis resté toute la nuit. Mon orgueil a pris son trou et j’ai pleuré.

Portree, février 2012

Aujourd’hui, ça fait exactement un mois que Lisbeth et moi sommes séparés. Et physiquement, j’en suis au même point. Je suis écrasé sur mon canapé, le regard dans le vide. Ma maison commence à prendre l’allure d’un dépotoir, plus le temps avance, et si ça continuait, j’allais sans doute commencer à m’encrasser dans le canapé tellement j’en bouge rarement. Même ma moto va commencer à s’empoussiérer dans mon garage, si ça continue. Je carbure à la bière, aux cigarettes et aux plats congelés. C’est bien la preuve que je suis en train de partir à la dérive car, pour moi, les plats congelés sont un crime gastronomique. Quelqu’un frappe à mon porte mais je ne bouge pas d’un poil, entouré d’assiettes sales, de bouteilles vides et de boîtes d’anciennes photos. À la télévision, il y a même la vidéo de notre mariage qui joue à répétition. J’étais sado-maso, apparemment, ne faisant que tourner le couteau dans la plaie davantage. Trois autres coups retentissent contre ma porte, avec plus de conviction. « MARSHALL ! Ouvres ta putain de porte ! » Je ne bouge toujours pas. De toute façon, je sais qu’elles ont la clef, elles n’ont pas besoin de monde aide pour venir à l’intérieur. J’entends la voix de ma mère en fond et un bruit de serrure. Quelques secondes plus tard, la poignée se tourne te la porte s’ouvre, laissant apparaitre ma sœur et ma mère. « Oh, seigneur. » Krista a l’air découragée par ce que ses yeux sont en train de découvrir, en entrant dans ma maison. Ma mère, elle, se transforme déjà en inspecteur gadget avec ses produits dans une main et sa vadrouille dans l’autre. D’ici une heure ou deux, il n’y aura plus aucune trace de ce laissé aller, faites-moi confiance. « Oh, Marshall … » Qui aurait crut que je me serais laissé aller autant à cause d’une fille ? Mon orgueil avait pris son trou, c’était le cas de le dire. Krista s’approche de moi et met rapidement sa main devant son visage pour couvrir son nez. « Bordel, c’est quand la dernière fois que t’as vu la couleur de ta salle de bain ? Ou que t’as fait usage d’un désodorisant ? T’as vraiment besoin d’une douche. » Mais je ne bouge pas. Mama s’approche de moi et prend mon visage d’une main, levant mon menton pour que je la regarde dans les yeux. « Mon grand, écoutes ta sœur. Tu vas te sentir mieux après. Allez ! » Je peux voir la tristesse dans son regard et je me sens incapable de lui refuser ce qu’elle me demande. Je me lève donc et j’ouvre la champlure de la douche avant de me débarrasser de mes vêtements et d’entrer dans celle-ci. Sauf que chaque fois que je fais quelque chose, la réalité me revient en pleine face. Je me laisse donc glisser contre le mur de la douche, jusqu’à terminer assis dans celle-ci, et j’éclate en sanglot. Pendant ce temps, ma mère tente de faire la sourde oreille alors qu’elle ramasse la vaisselle qui traine et qu’elle place les bouteilles vides dans une boîte, afin de les ramener. Ma sœur, elle, part une brassée de lavage et range tout ce qui a rapport à Lisbeth, dans le salon. Quand je sors de la douche, ma mère m’attend avec une pile de vêtements propres. Je m’habille et je la laisse me prendre dans ses bras pour me réconforter. « Une de perdue et dix de retrouvées. Il ne faut pas te laisser abattre pour ça, mon grand. » Ma mère était un vrai modèle pour moi. Être forte comme elle l’était, après les évènements qu’elle avait dû passer au travers, je lui levais mon chapeau. Et je me sentais presque mal, en y repensant, d’être à terre pour si peau. « Ok. » Je retourne dans le salon et je remarque déjà un énorme changement. Les fenêtres sont ouvertes, malgré le froid, et l’air se fait plus frais. Ma maison commence à ressembler tranquillement à quelque chose. « Tes collègues mon dit que tu n’étais pas allé travailler depuis un mois. Mais qu’est-ce que t’attends ? Ils sont débordés, ils ont besoin de toi. » Je suis peu enthousiaste à l’idée de retourner travailler même si ça me ferait du bien de me concentrer sur mes dossiers. Mais, de toute façon, Krista ne me laissera pas le choix. « Que tu le veules ou non, j’ai pris soin de ramener quelques cas pour toi. Tu dois rencontrer un client demain après-midi. Tu n’as plus le choix de t’y remettre. » Elle ramasse la boîte dans l’entrée et la dépose sur la table basse du salon. J’ai de quoi m’occuper pendant des heures. Je devrais peut-être lui en vouloir de se mêler de mes affaires de la sorte mais je n’y arrive pas. Je suis convaincue qu’elle est de complot avec mes collègues et, au fond, je l’apprécie. Je me rapproche de Krista et je la prends dans mes bras. « Merci, vraiment. » Le sourire triomphant qui flottait sur ses lèvres en disait gros. Ma mère déposa son balai et elle se dépêcha de venir nous rejoindre pour ce câlin collectif, les larmes aux yeux. Elles avaient raison, je devais me reprendre en main. Et dès demain, le Marshall que tout le monde connaissait allait être de retour. Du moins, c’est ce que je voulais projeter. Lisbeth n’était peut-être plus là mais j’allais être fiancé à mon boulot s’il le fallait. D’une façon ou d’une autre, j’allais passer par-dessus notre séparation. Elle semblait bien le réussir, elle, puisqu’elle n’avait pas décroché à mes appels et qu’elle n’avait pas plus tenté de m’appeler.




Dernière édition par Marshall Schrödinger le Lun 1 Déc - 9:46, édité 1 fois
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Vaimataarii Tetuanui

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MessageSujet: Re: Marshall | Look into my eyes, it's where my demons hide   Lun 1 Déc - 8:25

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MessageSujet: Re: Marshall | Look into my eyes, it's where my demons hide   Dim 21 Déc - 16:56

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MessageSujet: Re: Marshall | Look into my eyes, it's where my demons hide   Aujourd'hui à 15:52

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Marshall | Look into my eyes, it's where my demons hide

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