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 Shoshana :: Si la Terre tourne, tu tournes avec elle

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Shoshana Lahad

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MessageSujet: Shoshana :: Si la Terre tourne, tu tournes avec elle   Lun 1 Déc - 7:53



Shoshana Lahad
"If I needed you, would you come to me and ease my pain ?"



Nom ∞ Lahad. ; Prénoms ∞ Shoshana, Addina. ; âge ∞ 23 ans. ; A Port Righ depuis ∞ Environ 13 ans. ; nationalité & origines ∞  Israélienne et Néo-zélandaise avec des origines Polonaises. ; métier ∞ Elle est secrétaire, mais espère un jour percer en tant que violoniste ; orientation sexuelle ∞ Hétérosexuelle. ; Situation amoureuse ∞ En couple l'appareil à roulettes transportant son oxygène. Bien qu'elle ait un faible pour un certain sauveur... ; dans ton ipod ∞ Du violon, beaucoup de violon. ; groupe ∞ Sunday Morning.; crédit ∞ Tumblr. ; célébrité ∞ Olivia Cooke.



I'm somebody

Il fut un temps où Shoshana se caractérisait par la distance qu’elle mettait souvent entre elle et les autres ainsi que sa franchise qui virait parfois à l’agressivité. Mais le fait de savoir qu’elle pouvait être en sursis l’a changée et lui a fait voir la vie autrement. Passionnée par le genre humain et extrêmement enthousiaste, elle n’hésite pas à faire ce qu’elle veut, quand elle le veut, quitte à se montrer parfois peu délicate et très directe. Affectueuse envers ceux qu’elle aime, elle agit souvent de manière démonstrative, parfois même embarrassante pour son entourage. Elle voue en particulier une véritable admiration pour son père, qu’elle considère comme un héros depuis son plus jeune âge. Elle est aussi attachante d’agaçante parfois, fantaisiste et semblant parfois hors de la réalité. Sachant ce qu’elle veut, elle est parfois un semblant manipulatrice, usant et abusant d’un regard de chiot perdu qu’elle maîtrise si bien pour arriver à ses fins.
Elle fait de son mieux pour ne pas trop se laisser aller à la déprime concernant son avenir et tente de ne pas y penser, préférant se concentrer sur le présent.



On a melancholy hill

Elle joue beaucoup avec ses cheveux quand elle est nerveuse. Elle adore observer les gens à outrance, bien qu'on lui dise que c'est impoli. Elle rit beaucoup et parfois pour un rien. Elle adore les livres et passe beaucoup de temps à lire. Elle joue exprès faux sur son violon quand elle est énervée. Elle se ronge parfois les ongles. Elle a un visage très expressif et on y lit toutes ses émotions. Elle fronce le nez quand elle plaisante. Elle a tendance à aimer prendre des risques, sauf en ce qui concerne sa santé. Elle n'a jamais eu son permis de conduire. Elle n'est pas toujours très coquette dans la vie de tous les jours et a tendance à s'habiller comme une adolescente. Elle fait d'ailleurs plus jeune que son âge. Elle a tendance à extérioriser toutes ses émotions. Elle ne mesure qu'un mètre 57. Elle n'a plus le droit de faire le moindre sport et s'essouffle très rapidement. C'est une vraie geek, elle adore les conventions de comics et SF. Elle déteste qu'on lui mente. Elle adore le jazz et danser, même si elle ne peut pas le faire à outrance. Elle déteste les espaces trop bruyants. Elle est une épouvantable cuisinière mais adore la bonne nourriture. Elle pleure toujours devant les films tristes, romantiques, ou même les Disneys. Elle est épouvantablement curieuse, c'est plus fort qu'elle. Elle essaie de ne pas trop y penser mais rêverait d'avoir une vie normale.


You, behind your computer
prénom/pseudo ∞ Cee. ; âge ∞ 25 ans. ; Comment es-tu arrivé là ? ∞ On m'a montré le chemin^^. ;  Je suis un ∞ inventé ; Que penses-tu du forum? ∞ HORRIBLE  ; Un dernier truc à dire? ∞ Je vous nemeuh. ;
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Dernière édition par Shoshana Lahad le Lun 1 Déc - 7:59, édité 1 fois
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Shoshana Lahad

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MessageSujet: Re: Shoshana :: Si la Terre tourne, tu tournes avec elle   Lun 1 Déc - 7:53




∾ So let's set out to sea ∾
Chez nous, le passé était un sujet tabou. Ce n’est qu’au fil des années et de mes questions que j’ai pu reconstituer un fragile squelette de notre histoire familiale. Mes arrières-grands-parents étaient juifs polonais et furent parmi les premiers à être déportés. Leur fils, mon grand-père, parvint à y échapper et fut cachée par un couple chez lequel elle demeura durant le reste de la guerre. La suite demeure incertaine. Il s’est marié et d’une manière ou d’une autre a émigré un jour en Israël. Je sais sa fierté lorsqu’il vit sa fille épouser un homme du pays, signe de l’enracinement de leur famille en un lieu où ils n’étaient ni différents, ni exclus. En vérité, j’ai peu connu mes grands-parents de Pologne. Quant à ceux d’Israël, ils moururent avant même ma naissance. De la famille de mon père je ne connaissais rien, ou pas grand chose, seulement qu’il avait une soeur quelque part en Ecosse, un nom qui ne signifiait rien pour moi. Du moins, pas encore.
Certains s’étonnent que je me souvienne encore des années passées là-bas. Et pourtant, je me rappelle tant de choses. Une vision déformée par la réalité, une bulle dans laquelle je vivais à cette époque. Je n’étais qu’une enfant, après tout. Je fus en revanche très capable de comprendre que ma mère était tombée malade. Un cancer qui dura près de deux ans, entre traitements, rémissions et rechutes. Jusqu’à ce que la fin arrive, une fin aussi prévisible que redoutée. Pourtant, je voulus croire jusqu’au bout qu’elle ne mourrait pas. Que quelque chose la sauverait, un miracle ou n’importe quoi d’autre. Mais les miracles n’existaient que dans les histoires, les contes de fées. Dans la réalité, les petites filles perdaient parfois leur mère. C’était comme ça.

Je ne perdis pas seulement ma mère, mais ma ville, mon pays, mon univers. Il devint évident au bout de quelques mois que mon père ne supportait plus de vivre en Israël sans ma mère. Bientôt, la décision de partir s’imposa d’elle-même, une décision que je ne compris pas immédiatement. Quitter tout ce que j’avais connu après avoir perdu ma mère me semblait impensable. Et pourtant, on ne me laissa pas vraiment le choix : j’allais devoir partir en Ecosse, sur une île dont le nom ne me disait rien, pour vivre chez une tante que je ne connaissais pas. Je parlais peu anglais, mon père encore moins. Je ne comprenais pas. Je ne voulais pas comprendre, je ne voulais pas m’adapter à cette vie dans une petite ville où tout le monde semblait se connaître, ce qui me donnait le sentiment d’être prisonnière de cet endroit. Port-an-Righ était ma nouvelle maison, mais je ne me posais pas vraiment la question à l’époque. Je voulais seulement repartir. La barrière de la langue ne m’aidait pas vraiment, mais il ne fallut guère de temps avant que j’apprenne. Je refusais en revanche de me faire des amis. J’étais solitaire, renfermée, volontairement exclue. Mais tout cela changea le jour où je rencontrai Oliver, le fils de nos voisins. Il fêtait son anniversaire et sa mère, me voyant seule faire mes devoirs dans le jardin, décida de m’inviter. Je n’en avais aucune envie, mais je souhaitais encore moins faire de la peine à mon père. Mes craintes se confirmèrent pourtant rapidement : entre moi et le gamin d’à côté, le courant ne passait pas. J’étais persuadée qu’il ne passerait jamais. Mais je me trompais.

Je ne saurai sans doute jamais dire avec précision comment Oli et moi sommes devenus amis, mais ce fut bel et bien le cas. A l’approche de l’adolescence, on peut dire qu’il fut l’un des rares à me supporter. Je n’étais pas vraiment sympathique, loin de là. J’étais même plutôt agressive. Je crois que je voulais m’en sortir, tout simplement. Sortir de l’adolescence sans grand traumatisme. Je n’y ai pas vraiment réussi, c’est le moins qu’on puisse dire. A cet époque mon violon était encore la seule chose capable de m’apaiser, un instrument que pourtant je laissais trop souvent de côté, le jugeant peut-être moins excitant que d’autres activités. Je ne repasserais pas par l’adolescence, et ce même si on me payait cher. Très cher. J’étais assez mal dans ma peau, c’est certain. Je préférais me défendre avant d’être attaquée, faire subir avant de subir. C’était sans doute stupide, mais c’était comme ça. Je n’arrivais pas à faire autrement.
Le karma existe-t-il vraiment ? Je dois avouer que depuis quelques années j’ai commencé à y croire. Je n’étais pas la pire. En revanche, je pouvais me montrer détestable lorsque l’envie m’en prenais. Peut-être y a-t-il eu une fois de trop, une humiliation de trop. Ou peut-être était-ce un simple désir de nuire. Je ne le saurais sans doute jamais. Quoiqu’il en soit, une rumeur échoua sur Internet, selon laquelle j’aurais été lesbienne. Une rumeur qui se répandit rapidement dans les couloirs du lycée. Je ne la pris pas au sérieux, du moins au début, persuadée que c’était bien trop absurde pour durer. Que bientôt, elle s’évanouirait, tomberait dans l’oubli. Je me trompais.

De brimades en moqueries en humiliations, les choses finirent par tourner au cauchemar. Littéralement. J’aurais sans doute dû en parler à mon père, mais je n’osais pas, par peur de sa réaction. J’ignore si ça aurait changé quelque chose. Si j’aurais pu tout arrêter. Il est trop tard de toute façon. Je n’imaginais pas à vrai dire que les choses iraient si loin, jusqu’à ce que ma vie telle que je la connaissais en soit détruite.
C’était une blague sans doute. Une très mauvaise blague, au retour d’un cours de sport. Parce que j’avais dû parler au professeur, j’étais la dernière à entrer au vestiaire, pour découvrir que quelqu’un avait eu la mauvaise idée de mettre le feu à mes affaires. Un feu qui se répandit bientôt dans toute la pièce. Je ne garde que peu de souvenirs de ce qu’il s’est passé, mais je sais que je ne m’en serais sans doute pas sortie sans Payne, un autre lycéen, plus âgé. Je n’étais rien pour lui, il n’était rien pour moi. Et pourtant, je lui dois la vie. Il fut celui qui resta à mes côtés et m’empêcha de succomber. J’ai survécu, mais à un prix que je n’imaginais pas. Comme la plupart des gens, je croyais que le pire qui puisse m’arriver lors d’un incendie était d’être brûlée. Encore une fois, j’avais tort. Les flammes ne m’avaient pas touchées, contrairement aux fumées toxiques qui s’étaient infiltrées en masse dans mes poumons, causant des dégâts considérables. En quelques longues et atroces minutes, j’avais perdu le droit de respirer comme tous les autres. Un réservoir d’oxygène deviendrait mon meilleur ami, celui que je transporterais partout.

Et il me fallait reprendre le cours de ma vie. Quel autre choix avais-je ? Pourtant, quelques jours suffirent pour comprendre que rien ne serait plus comme avant. Les amis d’autrefois semblaient s’être envolés. Ne restait plus qu’Oli.
Je connus de nombreux moments de découragement. Ma vie ne serait jamais celle que j’avais espérée. Je ne passerais peut-être même pas le cap de la trentaine, qui sait. La greffe pour laquelle j’étais sur liste d’attente n’avait de chance de se produire, ironiquement, que le jour où mon état s’aggraverait sérieusement. A quoi bon vivre sur le fil du rasoir, quand je pouvais basculer à tout moment ? J’ignore ce que je serais devenue sans le violon, et surtout sans mon professeur de musique. Il fut d’une aide précieuse, m’aidant à me remettre dans le chemin de la musique, mais plus important, à retrouver espoir. Je mourrais un jour, oui, sans doute avant les autres, mais j’étais libre de vivre en attendant. Et c’est ce que je décidais de faire, vivre pour ceux que j’aimais. L’université était exclue pour moi, mon père ayant mis toutes ses économies en frais médicaux. Etonnamment, je me mis à aimer toutes les choses que je détestais avant. Comme Port-an-Righ, comme les gens que je pouvais croiser, ceux avec lesquels je n’avais pas toujours été tendre. Le lycée, les événements que j’avais toujours jugés idiots comme les soirées de fin d’année. La suite fut plus compliquée : trouver du travail, enchaîner les petits boulots, continuer à jouer, en espérant que tout cela dure le plus longtemps possible.

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Vaimataarii Tetuanui

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MessageSujet: Re: Shoshana :: Si la Terre tourne, tu tournes avec elle   Lun 1 Déc - 8:24

Je valide <3

_________________
Abîmée mais tranquille

Le chagrin finit par tuer. à chaque nouvelle trop forte nous sentons une veine de plus qui saillit, développe sa sinuosité mortelle au long de notre tempe, sous nos yeux.

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Shoshana Lahad

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MessageSujet: Re: Shoshana :: Si la Terre tourne, tu tournes avec elle   Lun 1 Déc - 9:11

Merciiiii *.*
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MessageSujet: Re: Shoshana :: Si la Terre tourne, tu tournes avec elle   

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