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 Oli | My silhouette is fading, past the point of safe return.

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Oliver O'Reilly

∾ Incantations : 55
∾ Avatar : Christian Antidormi
∾ Job : Au chômage


MessageSujet: Oli | My silhouette is fading, past the point of safe return.   Lun 1 Déc - 10:02



Oliver O'Reilly
"la petite citation qui va bien"



Nom ∞ O'Reilly. ; Prénoms ∞ Oliver. ; âge ∞ 22 ans. ; A Port Righ depuis ∞ Toujours. ; nationalité & origines ∞ Nationnalité écossaise mais origines irlandaises. ; métier ∞ Au chômage mais anciennement joueur professionnel d'hockey en devenir. ; orientation sexuelle ∞ Hétérosexuel. ; Situation amoureuse ∞ Célibataire. ; dans ton ipod ∞ Un iPod, c'est démodé. Un iPhone, tu connais? . ; groupe ∞ Sunday Morning.; crédit ∞ tumblr. ; célébrité ∞ Christian Antidormi



I'm somebody

Actif • Aventureux • Borné • Charmeur • Confiant • Déterminé • Égoïste • Esprit d’équipe • Extraverti • Fêtard • Fier • Leader • Méchant • Rêveur

L’Oliver d’avant et après l’accident n’est pas identique. Oui il garde plusieurs traits de caractère d’avant, mais il a tout de même changé depuis la perte de sa jambe gauche. Les traits ci-dessus décrivent comment il était avant l’accident alors que les traits ci-dessous expliquent comment il est maintenant.

Amorphe : Depuis son accident, Oliver n’est plus le même. Alors qu’il était dynamique auparavant, il est plutôt amorphe, maintenant. Il se sent fatigué presque en permanence et n’a aucune motivation. • Borné : L’opinion des autres ne l’intéresse que peu. Il est fermé qu’à la sienne et préfère s’en tenir plutôt que d’écouter les suggestions d’une autre personne alors qu’il sait très bien que ça lui ferait du bien. • Coléreux / Impatient : Sa bonne humeur a également disparu, laissant plutôt place à une grande impatience et une facilité incroyable à être de mauvais poil. Il ne lui faut pas grand-chose pour s’énerver. Quand il veut quelque chose, c’est tout de suite qu’il le veut. • Complexé : Malgré que cela fasse presque deux ans qu’il a perdu sa jambe gauche, Oliver est toujours complexé par ce que son corps est devenu. Il tente de montrer son handicap le moins possible, essayant de paraitre comme quelqu’un de normal. • Défaitiste : Se lancer dans un nouveau projet ne fait plus parti de ses habitudes. Il préfère rester dans sa routine, sa zone de confort, plutôt que de se lancer dans l’inconnu. Depuis son amputation, il a la mauvaise habitude de croire qu’il échouera sur tous les nouveaux alors il préfère ne rien entreprendre. • Égoïste : Il l’était avant son accident et il l’est toujours un peu. Il ne pense qu’à ce qui est bienpour lui – alors que ce ne l’est pas -, sans se soucier des autres. •Fainéant : Le jeune homme ne fait plus grand-chose depuis les deux dernières années. Les quatre murs de sa chambre sont ceux qu’il voit presque en permanence, préférant passer son temps sur son pc, à parler avec des gens qui vivent la même chose que lui, plutôt que de sortir. Il a peut-être l’impression d’avoir plein d’amis, sur internet, mais son accident l’aura plutôt retiré du monde réel. Il n’a plus envie de rien faire d’autre. • Jaloux / râleur : Malheureux de ne plus pouvoir réaliser son rêve, il a tendance à être jaloux des autres et de les envier de faire ce que lui ne peut plus. Il a la mauvaise habitude de s’apitoyer sur son sort plutôt que d’essayer de faire quelque chose pour améliorer sa situation. • Manque d’estime de soi : Vous l’aurez deviné, Oliver manque cruellement d’estime de soi depuis son accident. Il ne se croit plus capable de rien et n’essaie pas de changer les choses. Il ne s’accepte pas du tout comme il est maintenant. • Renfermé / solitaire : À part ses parents chez qui il habite – mais encore – ainsi que sa sœur de temps en temps, l’irlandais ne voit presque plus personne. Il est devenu solitaire alors que, avant, il était toujours entouré d’une grosse foule. Il ne pourrait même pas dire c’était quand la dernière fois qu’il a vu Jordan, son meilleur ami. À force de se faire rembarré, ils ont sans doute abandonné avec lui.



On a melancholy hill

• Qu’il aime réellement la fille avec qui il sort ou non, il a la mauvaise manie de terminer cela vraiment mal, en étant méchant par exemple, pour s’assurer que la fille en question lui foute la paix.

• Depuis qu’il reste enfermé chez lui, son rythme de vie a carrément changé. Le jeune homme se couche à des heures de fou et se lève tard. Qu’est-ce qu’il fait de si intéressant pour se coucher si tard ? Pas grand-chose. Écouter la télévision, jouer à des jeux vidéo ou parler à des gens qui comprennent ce qu’il vit.

• S’il se fait réveiller par quelqu’un plutôt que de se réveiller par lui-même, Oliver est vraiment de mauvais poil. On pourrait dire qu’il s’est levé du pied gauche considérant qu’il ait encore son pied gauche.

• Répondre sur un ton sec fait, malheureusement, parti de ses habitudes. N’étant pas heureux, il fait subir sa mauvaise humeur à son entourage. Ses parents et sa sœur n’y échappent pas.

• Oliver ne fait jamais son lit, à l’exception de quand il change ses draps. Il ne voit pas l’intérêt de refaire son lit quand il le défera dans la soirée.

• Lorsqu’il réfléchit, Oliver mordille très souvent un crayon. C’est la classe quand on veut lui emprunter un et qu’il y a plein de marques de dents dessus.

• Oliver se craque souvent les doigts, surtout quand il fait humide dehors. C’est une manie dont il n’a jamais réussi à se débarrasser.


You, behind your computer
prénom/pseudo ∞ Stéphanie / tetanie. ; âge ∞ 23 ans. ; Comment es-tu arrivé là ? ∞ C'est de la faute au yoplait ! ;  Je suis un ∞ Inventé. ; Que penses-tu du forum? ∞ Vous le savez déjà !  ; Un dernier truc à dire? ∞ Non Smile ;
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Dernière édition par Oliver O'Reilly le Lun 1 Déc - 10:17, édité 2 fois
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Oliver O'Reilly

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MessageSujet: Re: Oli | My silhouette is fading, past the point of safe return.   Lun 1 Déc - 10:02




∾ So let's set out to sea ∾
Portree, mars 2008

J’ai beau avoir l’impression que l’temps passe vite, l’horloge m’dit l’contraire. Chaque fois que j’la regarde, c’la même heure que la dernière fois que j’ai regardé, plus une minute. J’me suis toujours d’mandé si y’avait pas une conspiration derrière ça. Les minutes d’pause semblent toujours plus courtes que les minutes d’cours. J’ai hâte qu’les cours finissent parce que je n’retourne pas seul à la maison, c’soir. Aubrey doit v’nir pour qu’on travaille sur un projet d’histoire et j’compte bien qu’on en profite pendant qu’mes parents travaillent. J’me suis racheté des capotes hier et j’ai rangé ma chambre, un peu. Avec la pression d’mes potes, j’peux pas foirer. Lorsqu’la cloche retentie, j’me lève d’un coup et je n’fais que balayer mon bureau d’un bras pour foutre tout le contenu dans mon sac, risquant d’avoir ramassé des trucs d’mon voisin au passage. Rien à foutre, il r’prendra ses trucs au prochain cours, moi j’me tire. J’file à mon casier aussi vite que l’éclair et j’me dépêche d’ramasser mes trucs pour pouvoir partir. Alors que j’me dirige vers la sortie de l’école, Jordan passe près d’moi et m’donne un coup d’coude. « On compte sur toi, l’gros! » Il rigole et part d’son côté alors que, moi, j’attends Aubrey d’vant l’école pour qu’on puisse aller prendre l’autobus ensemble, par la suite. Lorsque j’la vois apparaitre dans mon champ d’vision, j’souris et j’avance vers elle. « Hey babe. » J’passe mes bras autour d’ses épaules, pour l’attirer contre moi, alors que j’ferme les yeux pour l’embrasser. « Prête? »Sourire aux lèvres, j’glisse ma main dans la sienne, en entrelaçant mes doigts avec les siens, et j’la guide jusqu’à mon autobus où on prendra place sur la dernière banquette, où je m’assis toujours. En chemin, on discute un peu alors qu’j’arrache quelques bouts du siège. « C’le prochain arrêt. » J’préviens Aubrey pour qu’elle s’lève quand le conducteur s’arrêtera. On sort d’l’autobus quelques mètres plus loin et on arrive rapidement chez moi. La maison est vide. « T’veux un truc à boire? » J’nous sers d’l’eau avant d’monter dans ma chambre pour qu’on s’installe à mon bureau. J’sors des feuilles, des crayons et tout le reste. On travaille sur notre projet pour un bon bout d’temps mais j’avoue que j’ai du mal à m’concentrer avec c’que j’ai en tête. Épuisé, j’soupire en m’massant l’crâne. « On prend une pause ? J’en ai marre. » Elle acquiesce. J’ouvre la télévision et j’la tire sur moi pour qu’elle prenne place sur mes cuisses. Doucement, j’commence à l’embrasser dans l’haut du dos alors que j’pose une main sur sa poitrine. J’la sens qui s’tend et qui repousse ma main. « Oliver, attends. Qu'est-ce tu fous ? » On dit souvent qu’les filles disent non mais que, en fait, elles veulent. Donc j’persévère un peu. J’continue mon manège en remettant ma main où je l’avais mise. Elle m’repousse encore. « Hey ! J't'ai dit d'attendre ! T'es pas croyable. J'ai pas envie, c'tout. Ca va trop vite. » J’me pince les lèvres, légèrement irrité. « Ne t’inquiète pas, j’ne t’ferai pas mal, j’irai doucement. » Insistant un peu trop, j’pose carrément ma main entre ses jambes. C’était le geste de trop. Énervée, elle repousse ma main avant d’se l’ver et d’me foutre une gifle. « STOP. J'te reconnais pas, qu'est-ce qui t'prends ? J'rentre, on reparlera quand tu r'commenceras à réfléchir avec autre chose qu'ta queue. » Mais j’refuse qu’elle parte, j’tends un bras pour l’agripper par l’poignet. Si elle veut qu’on parle, ce s’ra maintenant. J’lâche son poignet dès que j’ai son attention et j’soupire, en me frottant l’visage. Impatient, j’me lève et fais quelques pas en m’passant les mains dans les ch’veux. « C’quoi le problème ? C’moi ? Tu m’trouves moche? » C’pas comme si j’avais pas été patient. 3 fucking mois et demi que j’attendais après elle. Que j’attendais qu’elle m’donne sa bénédiction. J’avais jamais attendu aussi longtemps pour une fille mais là, j’commençais à perdre patience. J’ai des b’soins, et j’vais aller voir ailleurs si j’peux pas les combler avec elle. « Ca a rien à voir, Oli. Pour toi, c'est p't'être pas grand chose mais ça compte pour moi. Je l'ai jamais fait et j'veux pas faire ça… comme ça. J'te demande d'attendre.»  « Dans combien d’temps ? Quand on va fêter nos 6 mois, on va fêter nos 6 mois d’abstinence? » C’ridicule. J’laisse mes bras tomber l’long d’mon corps. J’comprenais qu’elle n’soit pas prête mais y’avait quand même une putain d’limite. Elle n’avait pas idée du nombre d’filles qui m’avaient fait d’avances d’puis que j’étais avec elle. Mais j’les avais repoussées comme j’étais avec elle. Mais là, j’allais craquer. « Ça fait des mois que j’t’attends. Et la maison est vide, bordel ! » Elle n’pourra pas dire qu’elle a peur qu’on s’fasse prendre, y’a aucune chance. « J'pensais pas… Que tu n'pensais qu'à "ça". C'clair qu'on est pas sur la même longueur d'onde.» Elle avait raison, faut croire qu’on n’était pas sur la même longueur d’onde. Et tant qu’à faire rire d’moi, aussi bien mettre un terme à toute cette connerie. « T’as raison. J’suis désolé mais j’ai assez attendu. J’suis pas un putain de saint et là j’en ai marre. Prends tes choses et dégages. C’est fini. » J’croise mes bras contre mon torse alors que j’la r’garde de haut en attendant qu’elle s’casse d’ici. J’me montre fort même si, au fond, ça m’fait mal d’faire ça. C’pas pour rien que j’ai attendu si longtemps pour elle, elle n’était pas comme les autres. Mais sur l’coup d’la frustration, j’avais parlé sans réfléchir. Et pas question que j’revienne sur mes actes, j’suis pas une girouette. « Alors t'étais avec moi qu'pour ça ? Tu m'dégoutes. » L’envie d’lui répondre qu’elle a tort m’prend mais j’ferme ma gueule. Parce que ça changerait rien, d’toute façon. J’contracte plutôt les muscle d’ma mâchoire pour m’empêcher d’dire quoique ce soit et j’attends qu’elle parte, c’qu’elle n’tarde pas à faire. Une fois seul, j’me laisse tomber sur mon lit en passant mes mains dans mon visage. Putain, qu’est-ce que j’viens d’faire?

J’ai passé la soirée avec Aubrey, hier, et j’sais qu’mes potes s’attendent à des détails. D’toute façon, y’a qu’à r’garder la tronche de Jordan pour savoir qu’il n’attend qu’ça. J’n’ai même pas l’temps d’m’asseoir que j’me fais attaquer par un tas d’questions. « Pi? T’as conlu? » J’grimpe sur l’estrade, à côté de lui, alors que j’arbore un sourire en coin, rempli d’fierté. « Han han. » Un à un, mes potes m’donnent des coups dans l’dos pour m’féliciter, comme si coucher avec une meuf était l’plus grand exploit. « Pi ? Elle est comment, la Aubrey ? Parait qu’les rousses sont chaudes. » Pendant qu’j’répond à sa question, Vivian s’joint à nous et prend place à mes côtés. J’passe mon bras autour d’sa taille. « Elle est bonne! » J’me sauve des détails, pas envie d’devoir inventer tout un tas d’truc pour décrire cette soirée où il n’s’est rien passé du tout. « Pourquoi t’vas pas tester par toi-même ? T’as l’champ libre. Puis c’est une fille facile, j’suis certain qu’elle t’dirait oui. » Vivian a beau être blonde, elle est perspicace. Elle comprend tout d’suite c’que j’veux dire et fait semblant d’être triste pour moi. « Oh, vraiment ? C’est dommage que ça n’ait pas fonctionné. »  Au final, ça l’arrange et ça s’voit. « Rah, c’bon. J’l’aimais pas tant qu’ça finalement. J’me serai amusé pour l’temps que ça a duré. » J’rigole un peu et j’rapporte mon attention sur Vivian. J’vois une invention dans son regard et j’sais qu’elle m’dira pas non, celle-là. Aubrey n’sait pas c’qu’elle manque. Si j’finis pas entre ses cuisses à elle, ce s’ra entre celles d’une autre. Des filles pendues à mes pieds, y’en a des masses. J’sais qu’je trouverai preneuse sans problèmes et tant pis pour elle, elle a perdu son tour. Si elle veut rester vierge toute sa vie, elle n’a qu’à rester célibataire. On m’dit pas non, à moi. « J’la testerais bien, mais j’suis avec Lind. » Comme si Jordan était l’mec l’plus fidèle. Tout l’monde sait qu’il trompe sa meuf, sauf elle. C’en est pathétique qu’elle n’soit pas au courant. Si ça s’trouve, elle sait tout mais n’veut pas y croire. Ou, sinon, elle est vraiment stupide. Ça n’m’étonnerait même pas qu’ce soit un peu des deux. La conversation dure un moment alors que j’dis des trucs, sur Aubrey, dont j’suis pas tellement fier. Mais au fond, c’tait à elle d’pas m’dire non et tout ça n’serait pas arrivé. C’plus mon problème. « J’suis certaine qu’tu trouveras mieux que c’cette trainée. » Et à voir sa main m’caresser la cuisse, j’devine qu’elle pense à elle. J’mordille ma lèvre inférieure alors qu’mon regard caresse sa silhouette. Vivian est une bombe, j’dois l’avouer. J’me suis toujours dit qu’j’lui ferais pas d’mal si on finissait dans la même chambre. Au final, c’tait peut-être pas plus mal que ça d’avoir plaqué Aubrey. C’était un mal pour un bien. Alors que personne n’nous regarde, j’lance un r’gard à Vivian et j’fais un mouvement d’tête discret pour savoir si elle a pas envie qu’on aille ailleurs. Elle m’répond positivement. « J’dois y aller. On s’revoit plus tard? » Poignée d’mains cool, j’attrape mon sac et j’sors du gymnase en attendant Vivian sur l’bord d’la porte. Lorsqu’elle m’rejoint, j’passe un bras autour d’elle en glissant une main dans la poche arrière d’son pantalon. On parie combien que j’conclue c’coup-ci?

Portree, avril 2012

Aujourd’hui, c’est une journée émotive pour moi. Qui l’eût cru ? C’était un rêve qui s’réalisait enfin. J’avais été r’pêché par une équipe d’la ligue américaine d’hockey, au Canada, et j’partais d’main. , en Colombie Britannique. J’allais jouer pour les Heat d’Abbotsford, qui sont affiliés aux Flames de Calgary, équipe de la LNH. C’soir, on faisait une fête pour moi, avant mon départ. Une dernière occasion d’passer du temps avec mes potes. Mais avant, y’avait quelqu’un d’autre que j’devais aller voir pour une dernière fois : ma grande sœur. D’puis qu’elle est dans l’coma, j’allais la voir toutes les s’maines et j’lui racontais c’qui s’passait dans ma vie. Autant mes réussites qu’mes pires frasques. J’avais espéré qu’elle s’réveille avant mon départ mais ça n’arriverait pas, j’devais m’faire à l’idée. 4 mois qu’elle était dans l’coma, j’commençais à perdre espoir. « Hey Kath, c’est Oli. » J’dépose mes choses parterre et j’tire la chaise près d’son lit avant d’prendre place d’dans en prenant sa main dans la mienne. « D’main c’est le grand jour, j’pars pour l’Canada. J’vais gagner ma vie sur la glace, j’aurais aimé qu’tu sois là pour voir ça. » J’souris tristement en baissant les yeux sur sa main inerte. Parfois j’me trouve débile d’lui parler comme ça mais j’ai espoir qu’elle m’entende. J’veux qu’elle sache que j’suis là et que si j’viens plus lui parler, c’parce que j’serai trop loin et non pas parce que j’l’ai oubliée. « T’as toujours été là pour m’regarder m’planter, pourquoi t’es pas là pour m’voir réussir c’coup-ci? » Parfois j’aurais envie d’la secouer comme si elle dormait un peu trop profondément. Mais j’sais que ça donnera rien. « T’trouves pas que t’as assez dormi là? » J’reste un moment pour discuter d’tout et d’rien mais j’me tanne assez rapidement. Avoir une discussion à sens unique, ce n’est pas très intéressant. On n’a peut-être pas toujours eu l’même avis sur bien des choses, mais ma sœur m’manque. « J’dois y aller mais penses un peu aux parents. Ils ont b’soin d’toi. » J’l’embrasse sur l’front avant d’prendre mon sac et d’partir de l’hôpital. J’avais d’autres gens à voir.

La journée passe trop vite et on en arrive déjà à cette soirée qui est organisée pour moi. Après avoir dîné avec mes parents, j’file r’joindre Skye là-bas. J’suis content d’la voir mais j’ai pas l’feeling que c’est elle qui d’vrait être à côté d’moi c’soir. Skye et moi sommes ensemble d’puis quelques mois à peine et j’doute sérieusement qu’notre couple dure. Parce qu’on s’ra trop loin l’un d’l’autre et j’doute sincèrement que Skype soit suffisant pour nous garder unis. Malgré ça, j’joue l’jeu et n’m’attarde pas sur c’détail c’soir. Un jour à la fois, c’est c’qu’il faut faire. « Oli, t’es enfin là ! » Jordan sort d’la foule pour v’nir m’faire une poignée d’main. « Oui. Désolé, j’avais quelques trucs à faire. » Il comprend tout à fait et pardonne mon r’tard. « Hey ma belle, un pichet de bière s’il-te-plait! » La barmaid s’exécute alors que j’profite d’la soirée sans prise de tête. Quelques heures plus tard, j’tire ma révérence. J’dois prendre l’avion d’main alors il faut vraiment que j’me repose. J’fais ma tournée pour dire au revoir à tout l’monde puis j’appelle un taxi. « Ce sera pour quelle adresse, monsieur? » J’lui donne l’adresse d’mes parents avant d’prendre place sur l’siège passager. Épuisé, j’ferme les yeux alors que j’me laisse conduire. Sauf qu’un coup de volant sec m’ramène à la réalité et j’ai à peine l’temps de rouvrir les yeux qu’une voiture nous fonce dessus, nous percutant en plein sur le côté passager, où je suis assis. C’est le trou noir.

J’ai l’impression d’avoir dormi des heures, j’me sens perdu. « Mais qu’est-ce qu’il va faire maintenant ? » Les paroles d’ma mère m’semblent lointaines alors que j’suis toujours dans un état s’cond. J’ne sais pas d’quoi elle parle mais j’l’entends pleurer. Qu’est-ce qui m’arrive ? J’essaie d’ouvrir un oeil mais l’éclairage d’la pièce m’aveugle. C’est là que j’me rappelle d’l’accident d’voiture que j’ai eu. « Hmmmmm. » J’lutte contre la luminosité, réussissant à ouvrir un peu plus les yeux p’tit à p’tit. « Oli ?! Oh mon dieu, Oli! » Ma mère s’jette sur moi et j’tente d’la prendre dans mes bras mais j’me sens encore sonné. « J’vais bien, m’man, pourquoi tu pleures? » J’sais que ça n’doit pas être facile pour eux avec mon accident et c’qui s’est passé avec Kit y’a moins d’six mois. J’ai dû leur foutre la frousse. Ma mère défait son emprise et elle s’recule. J’scrute la chambre et j’remarque qu’elle est bondée. Mes parents y sont, Skye également et toute mon équipe aussi. J’imagine pas les engueulades que ça a dû faire parce que j’doute qu’on puisse vraiment être autant d’monde dans une si p’tite pièce. « Tout c’beau monde rien que pour moi? » J’souris, un peu gelé par les médicaments qu’on m’donne. J’sais pas c’qui s’passe mais y’a un truc qui n’tourne pas rond. Personne n’parle, tout l’monde a une tête d’enterrement. « Vous avez fini d’me regarder comme si j’venais de crever? » J’allais bien, non ? Alors pourquoi ces têtes ? En r’gardant Jordan, j’repense à au bus que j’devais prendre pour aller au Canada. « Oh merde ! Y’a quelqu’un qui les a contactés pour leur dire que j’serais en r’tard? Et les médecins ont dit quand j’pourrais r’jouer? » Personne n’dit rien mais l’visage d’ma mère s’brise. Elle met ses mains d’vant son visage et éclate en larme alors qu’mon père la console. « Quoi? Qu’est-ce qu’il y a ? C’quoi le problème ?! » Tout l’monde baisse les yeux, pour n’pas avoir à m’dire la vérité. « Jordan ... » J’panique. Pourquoi on m’dit rien ? J’vois bien que j’ai l’bras dans une écharpe mais j’vois pas en quoi ça m’empêcherait d’jouer. Une clavicule pétée, ça s’guérit ! « P’pa. » Je l’implore du r’gard et c’là qu’il s’lance. C’là qu’il brise tous mes rêves en m’expliquant qu’ils n’avaient pas réussis à sauver ma jambe et que j’devrais donc faire une croix sur mon rêve. « Non. Non, non, non ,non, NON! » J’deviens blanc comme un drap, j’ai l’impression que j’vais vomir. J’baisse rapidement les yeux pour faire face à la réalité : sous la couverture, il n’y a la forme complète que d’une jambe. Je panique. J’commence à arracher les fils qui sont branchés après moi, pour partir d’ici. « Oli, arrêtes! » Rien à faire, j’continue. Ma mère sort pour appeler d’l’aide alors que j’m’entête à n’pas accepter c’qui s’passe. « Non, non, NON! C’pas possible. J’ai b’soin d’ma jambe, il m’faut ma jambe! » J’enlève les couvertures d’sur moi et j’fais face à mes rêves brisés. J’éclate en sanglots d’vant tout l’monde. « ALLEZ VOUS EN. DÉGAGEZ. » J’commence à leur lancer n’importe quel objet qui s’trouve sous ma main. C’est là qu’une infirmière entre pour v’nir prendre la situation en main. Elle m’demande de m’calmer et veut que je m’allonge mais j’la pousse l’plus fort qu’possible et elle tombe parterre. « M’TOUCHEZ PAS! » J’fais une crise de panique, j’en ai du mal à respirer. J’me serre la gorge d’une main alors que j’dépose mon pied sur l’sol pour m’lever. Mais j’ai l’temps d’rien faire que plusieurs employés arrivent et qu’il m’plaque sur le lit. « Lâchez-moi ! LÂCHEZ-MOI! » Mais j’y arrive pas. La douleur d’ma clavicule cassée m’cloue au lit et ils sont plus forts que moi. Je lâche un cri de frustration avant d’me calmer d’un coup. En baissant les yeux, j’aperçois une infirmière avec une seringue vide et je l’entends parler de tranquillisant. Encore une fois, c’est le trou noir.

Portree, juillet 2012

La sonnerie d’la maison retentie mais j’bouge pas, restant d’vant mon ordi à écrire un truc sur word. Sauf qu’en entendant les pas d’ma mère s’rapprocher d’ma chambre, je n’y comprends rien. Personne n’vient m’voir. Personne sauf Skye. « Poussin ? Y’a quelqu’un à la porte pour toi. » J’ferme l’écran d’mon pc avant d’attraper une couverture que j’pose sur mes jambes, histoire qu’on n’voit pas mon handicape, et j’roule jusqu’à l’entré où j’tombe face à face avec Aubrey. Je m’arrête net et j’la fixe un instant sans rien dire. J’aime pas la différence d’taille qui nous sépare. « Qu’est-ce que tu m’veux ? » Quatre ans qu’on n’est plus ensemble, quatre ans que tout c’qu’on s’échange, c’est un regard rempli d’rancune quand on s’croise à la patinoire. Qu’est-ce qui pouvait bien l’amener ici ? « J’suis avec Skye, maintenant. » Tant pis pour elle, elle avait manqué son tour. Même si, au fond, j’en avais rien à foutre d’la Dombroskie. J’savais tout d’suite que ça n’durerait pas entre nous. J’avais un pressentiment. Et c’est assez rare que j’me trompe de c’côté. « Comme si j'étais la pour ça » N’empêche qu’on n’était pas plus avancés. Elle était là et je n’en connaissais pas plus la raison. « Alors t’es là pourquoi? » dis-je en levant le menton pour la r’garder dans les yeux. «Pour savoir si... Savoir comment tu vas. » Comment j’vais ? J’ai l’air d’aller peut-être ?! J’ai perdu ma raison d’vivre et j’suis cloué à une chaise roulante jusqu’à ce que mon moignon soit suffisamment guéri pour pouvoir porter une prothèse. Mais j’vais numéro 1, merveilleux. « Mieux qu’ça, tu meurs. J’m’éclate, j’me disais que j’pourrais trouver quelqu’un d’autre pour faire des courses de fauteuils roulants, dans la rue. » J’vois ma mère qui m’lance un r’gard du salon, pour que j’me calme. Tout l’monde m’dit que j’suis méprisant d’puis mon accident. C’pas ma faute, j’arrive pas à être d’bonne humeur d’puis que tout ça est arrivé. « Qu’est-ce que t’en as à foutre, d’toute façon ? Pourquoi tu t’réjouis pas d’me voir comme ça, après ce que j’ai fait, et que tu m’foutes pas la paix comme tout l’monde? » «T'crois qu'ça m'fait plaisir ? Vraiment ? Ce n'est pas c'que j'ai souhaité, jamais. Si je devais perdre ce que tu as perdu... J'aimerais avoir quelqu'un à qui parler. Quelqu'un qui me comprend. » Elle parlait d’elle là ? Comme si elle pouvait vraiment m’comprendre. Elle n’avait pas perdu sa jambe, elle, loin d’là. Et puis vu comment ça s’était terminé, entre-nous, pourquoi j’aurais envie d’lui parler, hein ?! Si y’avait bien quelqu’un qui m’comprenait, c’étaient ceux qui vivaient la même chose que moi, en ligne. Personne d’mon entourage ne pouvait comprendre. « Quelqu’un qui m’comprend ? Et comment t’pense que tu m’comprends ? Quand toi t’as encore tes deux jambes, tu peux encore patiner et vivre ton putain d’rêve. T’peux pas comprendre. Y’a personne qui peut comprendre, ici. » Et puis j’n’ai pas envie d’prendre le risque d’laisser Aubrey r’venir dans ma vie et d’la blesser encore. Je m’y prends sans doute mal pour ça, mais voilà. J’préférais qu’elle m’déteste plutôt que d’refaire une connerie comme je l’avais déjà fait. « J’ai pas b’soin d’personne. » Plus gros mensonge ever. J’commence à r’culer un peu, en roulant les roues d’ma chaise roulante. « T’as qu’à r’fermer la porte en partant. » Puis, sans attendre sa réponse, j’retourne en direction d’ma chambre. «J’savais pas que ça t’avait bousillé le cerveau en plus du reste. » En entendant ses paroles, j’m’arrête un instant, en pinçant mes lèvres ensemble. Sauf que je n’avais plus rien à lui prouver, en fait. Cette période était finie. « Apparemment, oui. »J’la regarde même pas et j’rentre dans ma chambre en r’fermant la porte derrière moi. Ma mère allait s’occuper de s’excuser pour moi alors que, moi, j’allais r’tourner parler à ceux qui me comprennent.

Portree, octobre 2012

La maison rien que pour nous en plus d’une ambiance des plus romantiques. J’mets toutes les chances d’notre côté pour que ça s’passe bien mais j’dois avouer que ça m’angoisse. J’ai du mal à m’laisser aller et à arrêter d’penser au fait qu’il m’manque une jambe. Mais j’dois l’faire pour Skye, pour moi mais, surtout, pour nous. On a b’soin d’se r’trouver si on veut qu’notre couple marche. « Ça va, Oli? » J’hoche la tête en tentant d’lui sourire d’un air réconfortant. J’vais bien pour l’moment mais j’en doute pour elle. J’sais que c’n’est pas évident pour elle non plus, j’le comprends, mais la façon dont elle m’regarde m’dérange. Ça n’doit pas être évident d’accepter l’handicape de son homme quand celui-ci ne l’accepte pas lui même. J’attends que Skye prenne place à côté d’moi, sur le lit, avant de l’attirer lentement vers moi pour l’embrasser. J’ferme les yeux et j’essaie de m’abandonner. Sauf que chaque fois que Skye frôle moindrement mon moignon, j’la sens qui s’raidit et ça m’déconcentre moi avec. Et j’ai beau n’avoir rien fait d’puis des mois, c’est assez pour m’couper l’envie. J’fais des efforts, vraiment, mais peu importe c’qu’elle m’fait, il n’passe rien en d’ssous d’la ceinture. C’est mort. J’la r’pousse d’sur moi et j’passe mes mains dans mon visage en poussant un long soupire. « J’y arrive pas. » Elle s’sent désolée, j’le sais, mais ça n’changera pas la façon dont elle m’regarde ni la façon dont j’me sens. « J’arrive pas à oublier c’que j’suis si tu m’regardes comme ça en permanence. » J’sais qu’elle aime pas c’que j’dis, elle s’sent attaquée, mais c’la vérité. Je n’arriverai pas à profiter du moment si la seule chose que j’sens, c’est que Skye est troublée rien qu’à la vision d’mon corps. « Évidemment, c’ma putain d’faute à moi, c’est ça ? » La sienne et la mienne. La sienne parce qu’elle m’regarde comme avant et la mienne parce que j’me regarde plus comme avant. « J’en peux plus, d’tout ça. J’ai essayé mais j’en ai marre. La vérité, c’est qu’j’suis pas prêt. On est mieux d’arrêter ça là. » Skye s’redresse et m’regarde d’un air incompréhensible. Elle n’comprend pas c’qui s’passe. « Arrêtes d’déconner p’tit con, c’des conneries c’que tu dis. On va quand même pas s’lai... » Irrité, j’lui coupe la parole. « Oh arrêtes ! Fais pas comme si j’étais l’amour d’ta vie, on sait très bien que c’pas l’cas. Ni pour toi, ni pour moi. J’sais pas pourquoi on s’tue à rester ensemble quand on sait très bien qu’ça donnera rien. Toi et moi on n’s’aime même pas tant que ça. » J’lui lance son chandail pour qu’elle s’rhabille pour qu’elle puisse partir. « Vas t’faire foutre, Oli ! T’en as tellement rien à foutre des autres, y’a qu’ton nombril qui t’intéresse. » Je n’la contredis pas, tout c’que j’veux c’est qu’elle parte. Elle m'en veut mais c'que j'dis, c'est que la vérité. Skye et moi on est que deux dépendants affectifs qui s'sont r'trouvés ensemble. On n'peut pas vraiment appeler ça de l'amour. Alors qu'elle m'en veule, si c'qu'elle voulait vraiment, mais pourquoi fallait toujours que j'sois méchant pour qu'elles comprennent ? Au final, j'passe encore pour un trou d'cul.

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Aubrey Keller

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MessageSujet: Re: Oli | My silhouette is fading, past the point of safe return.   Jeu 4 Déc - 4:15

Mon mec à moiiiiiii il me parle d'aventureuuuh.
JOTEM JOLEM JONOUAIME I love you I love you
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Shoshana Lahad

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MessageSujet: Re: Oli | My silhouette is fading, past the point of safe return.   Jeu 4 Déc - 4:33

Hello Bestie Cool
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Aubrey Keller

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MessageSujet: Re: Oli | My silhouette is fading, past the point of safe return.   Jeu 4 Déc - 6:39

Tu touches, j'te bouffe
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Louisianna Inch-Conrad

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MessageSujet: Re: Oli | My silhouette is fading, past the point of safe return.   Dim 21 Déc - 16:57

Oh pas de cannibalisme ici ! Naméoh !

Je valide chéri ! <3

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MessageSujet: Re: Oli | My silhouette is fading, past the point of safe return.   

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Oli | My silhouette is fading, past the point of safe return.

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