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 Mav | Loin, très loin l'un de l'autre à jamais séparés

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Maverick Jones

∾ Incantations : 17
∾ Avatar : Clive Standen
∾ Job : Policier


MessageSujet: Mav | Loin, très loin l'un de l'autre à jamais séparés   Mer 3 Déc - 12:13



Maverick Jones
"la petite citation qui va bien"



Nom ∞ Jones. ; Prénoms ∞ Maverick. ; âge ∞ 33 ans. ; A Port Righ depuis ∞ Toujours, il est né ici. ; nationalité & origines ∞ Écossais. Il aurait apparemment des origines d'ailleurs de très loin mais sa famille ne s'entend pas très bien là-dessus. ; métier ∞ Policier. ; orientation sexuelle ∞ Hétérosexiel. ; Situation amoureuse ∞ Veuf. ; dans ton ipod ∞ Il n'a pas tellement le temps pour écouter son iPod. Il doit surtout connaitre les chansons de Dora l'exploratrice par coeur. ; groupe ∞ Sunday morning.; crédit ∞ tumblr. ; célébrité ∞ Clive Standen



I'm somebody

Parlez nous de la personnalité de votre personnage de la façon dont vous voulez. Liste de traits de caractère, plus de détails etc... Vous êtes libres de nous présenter ça comme vous souhaitez, pas de restrictions de lignes



On a melancholy hill

Parlez nous des manies, habitudes,  de votre personnage de la façon que vous voulez. Ce qu'il aime, ce qu'il déteste, etc ... pas de restrictions de lignes


You, behind your computer
prénom/pseudo ∞ Stéphanie / tetanie. ; âge ∞ 23 ans. ; Comment es-tu arrivé là ? ∞ C'Dieu qui m'a guidée ! ;  Je suis un ∞ inventé ; Que penses-tu du forum? ∞ Je pense que ça commence à se faire répéter, si je le redis. On va penser que je fais de l'Alzheimer !  ; Un dernier truc à dire? ∞ Je vous aime toujours, depuis ma dernière fiche norah . ;
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Dernière édition par Maverick Jones le Mer 3 Déc - 13:36, édité 2 fois
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Maverick Jones

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MessageSujet: Re: Mav | Loin, très loin l'un de l'autre à jamais séparés   Mer 3 Déc - 12:13




∾ So let's set out to sea ∾
Juin 2007, Portree

« Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi ta famille s’acharne tant sur ta carrière. Qu’est-ce que ça peut bien changer que tu sois policier plutôt que politicien ? En plus, les deux mots se ressemblent à fond. » Parles-moi en donc. Et à vrai dire, j’en avais un peu rien à foutre, de ma famille. S’ils n’étaient pas capables d’accepter que je ne voulais pas suivre les traces familiales, c’est qu’ils n’ont aucun respect pour ma personne. Moi, ce que je voulais faire, c’était être policier. J’en rêvais depuis ma tendre enfance. Déjà, à cet âge, mes amis et moi on se pourchassait dans la maison avec nos fusils en plastique et nos casques de policiers. « Laisses tomber, sérieusement. Ma famille, maintenant, c’est le poste de police. » Il y avait cette fraternité que je n’avais jamais connu ailleurs. Tout le monde se motivait, s’entraidait. On était proche les uns des autres, comme une vraie famille. J’étais beaucoup plus proche d’eux que de ma famille à moi. La seule personne de qui j’avais été proche, à une époque, c’était Jacob. Mais j’avais eu trop de mal à l’endurer lorsqu’il était devenu arrogant. J’avais préféré qu’on se sépare à partir de là. « À l’exception du boss. Lui, il m’aime pas. » On ne peut pas plaire à tout le monde, je peux faire avec ça. « Si tu veux mon avis, il n’aime pas grand monde à part sa femme, sa fille et sa propre personne. » Ça ne serait pas surprenant, disons-le. J’hoche tout simplement la tête en avalant une gorgée de bière, lui donnant raison. Pendant ce temps, je fais un signe de main, au barman, pour qu’ils nous rapportent un deuxième verre chacun. Sauf que mon collègue me déconcentre en me donnant un coup de coude dans les côtes. « Entrée du bar, fille en bleu. » Je me retourne discrètement pour regarder la femme en question. Comme note, je lui donne un haussement d’épaule. « Je te la laisse. Je préfère sa copine, en rouge. » Parait que les hommes sont un peu comme les taureaux. Nous serions attirés par le rouge, nous aussi. En tout cas, une robe rouge me faisait toujours de l’effet. Et on ne parlera même pas de la lingerie. Kennedy me fait signe de le suivre pour aller rejoindre les deux femmes en question sauf qu’il a à peine le temps d’ouvrir la bouche que celle en bleu la lui referme aussitôt. « Pas la peine de parler, sauves ta salive pour une autre, je ne suis pas intéressée. Merci ! » J’ai presque la mâchoire qui retombe, surpris de sa réaction. Kennedy, lui, est piteux. Il retourne au bar sans rien dire, l’égo au plus bas. Et moi, je le suis en rigolant. « Tu vas en trouver une autre. » Sauf qu’il ne semblait pas du même avis. Il semblait plutôt penser que c’était mort pour ce soir. Je pense qu’elle a vraiment appuyé sur une corde sensible. « Je pense que je vais rentrer. Tu viens ? » Je regarde autour de moi avant de secouer la tête négativement. « Nah, c’est bon. Je vais rester encore un peu et puis je rentrerai. On se voit demain au boulot ? » Je lui donne une tape amicale dans le dos avant de le regarder s’en aller. Moi, je ne criais pas échec aussi facilement. Celle en rouge, elle me tapait dans l’œil. Et je n’allais pas retourner chez moi la queue entre les jambes, sans avoir au moins essayé. J’en profite pendant que sa copine est en discussion avec un grand brun. « Je te paye un verre ? » Elle se retourne vers moi et me jauge sans trop de discrétion. Cheveux long, barbu … le genre de mec qu’on ne croit pas trop fréquentable. « Désolée mais les motards, ça ne m’intéressent pas. » Je m’accoude contre le bar, à côté d’elle, en faisant un bruit de bouche pour indiquer qu’elle est dans le champ. « Policier. » Elle a presque l’air surprise. Je pense qu’elle m’imaginait plutôt de l’autre côté des menottes. « Au pire, si t’es pas intéressée, t’auras qu’à me planter après. Au moins, t’auras eu un verre gratuit, t’as rien à y perdre. » Elle contemple l’idée puis elle accepte finalement. On bavard ainsi pendant un bon bout de temps jusqu’à ce que l’ambiance s’alourdisse un peu. Le moment où on se demande si on propose de rentrer ou pas. Le moment où ça passe ou ça casse. Elle peut accepter ma proposition comme elle peut être vexée et mettre un terme à la soirée tout de suite. Mais à en voir le regard qu’elle me lance et le ton mielleux avec lequel elle me parle, je serais prêt à parier qu’elle acceptera. Et je fais bien de me lancer car c’est le cas.

Un rayon de soleil traverse le rideau de ma chambre pour venir me tirer de mon sommeil profond. Je soupire et j’ose ouvrir un œil, laissant celui-ci s’habituer à la clarté de la pièce. Aucune trace de celle qui a partagé mon lit hier soir, si ce n’est qu’une légère trace de son parfum contre mes draps. Je souris jusqu’à ce que je réalise que j’allais être en retard pour le travail. « Merde ! » Je me lève en trombe et j’enfile le premier uniforme qui me tombe sous la main avant de courir jusqu’à la cuisine tout en me faisant une queue de cheval en chemin. Je pars la machine à café pendant que je fourre deux tranches de pain dans le grille-pain. Pendant que le tout se prépare, j’enfile rapidement mes chaussures. Café à la main et pain dans la bouche, je saute dans ma voiture direction poste de police. En arrivant, je me dépêche de rejoindre mes collègues à qui notre patron est visiblement en train de parler. « Aujourd’hui, une nouvelle employée se joint à nous. Il s’agit de ma fille, Margaret, qui travaillera au laboratoire du poste. » Je lance un regard à Kennedy avant de me concentrer sur la fille du patron qui fait son entrée dans la pièce. Oh merde … Si le patron ne m’aimait déjà pas, il m’aimerait encore moins s’il apprenait que je m’étais tapé sa fille la veille. J’allais faire en sorte que ça ne se sache pas. Une fois qu’elle fût présentée à tout le monde, nous pouvons aller travailler. Et aussitôt assis dans la voiture, je passe mes mains dans mon visage. « Oh my god. J’ai couché avec la fille du boss. J’ai couché avec la fille du boss. » Et Kennedy trouve la situation plutôt comique parce qu’il se moque de ma gueule solide en ce moment. « Je ne m’en vanterais pas trop si j’étais toi. » Non, pas tellement.

{ … ]

Janvier 2008, Portree

Journée de travail terminée, j’ai proposé à Margaret de la ramener chez elle, comme sa voiture est au garage. Son père est loin de se douter de ce qui se trame entre nous et c’est très bien ainsi. « Mav, arrêtes la voiture. » Je la regarde rapidement en fronçant les sourcils, avant de ramener mon attention sur la route. « Quoi? » Je la vois qui sourit, du coin de l’œil, avant que sa main glisse sur ma cuisse. « Arrêtes la voiture. » Ok, ce n’est certainement pas moi qui allais la faire répéter. Je tourne sur la première rue que je vois et je me gare sur le côté, dès qu’on arrive dans un coin un peu moins passant. Je détache ma ceinture et je l’agrippe derrière la tête pour l’attirer vers moi et pouvoir l’embrasser. Ça fait quelques mois que ce petit manège dure, déjà, mais nous n’en avons pas parlé à personne. Moins de gens savent, moins il y a de chances que cela s’ébruite. Et nous n’avons pas vraiment envie que ce qui se passe entre nous arrive aux oreilles de mon patron, alias son père. Il me déteste déjà bien assez. « Ce serait tellement plus simple si nous n’avions pas à se cacher. » Elle a raison mais ce n’était pas une bonne idée non plus, pour ma fertilité. J’allais finir castré si son père venait à le savoir. Entre deux baisers, je me recule pour la regarder en souriant. « Ton père ne doit pas le savoir, jamais. » Je rigole un peu avant de reposer mes lèvres contre les siennes, mais elle se décolle presque tout de suite. « Maverick, je suis enceinte. » Attendez un minute, quoi ? On rembobine, s’il-vous-plait ? J’ai bien entendu ce que j’ai entendu ? Je la fixe sérieusement alors que je reprends place complètement assis sur mon siège. « Répète ça ? » J’ai bien compris mais je veux qu’elle répète quand même, au cas où. Juste au cas où j’aurais mal compris. « Je suis enceinte … » Bingo, j’avais raison. Je recolle mon dos contre mon siège avant de rapporter mon regard à l’avant de la voiture. Je ferme les yeux et je plaque mes mains contre mes yeux. « Oh my god, ton père va me tuer. » Quelle connerie je viens de faire, hein ? Se taper la fille du patron et l’engrosser en plus de ça ! « Qu’est-ce qu’on va faire ? » La question qui semble si compliqué, dans ma tête, mais si simple dans celle de Maggie. « On va lui dire, qu’est-ce que tu veux qu’on fasse? » Et comment c’est supposé bien passer, alors qu’il ne sait même pas qu’il se passe quelque chose, entre nous ? On va lui apprendre qu’il va être grand-père. Que moi, Maverick, vais être le père de ses petits-enfants – d’un au moins – et qu’il devra m’endurer comme gendre. Laissez-moi rire, fuck. « Il y a aucune chance que ça se passe bien. » Après tout ça, on dirait que je ne réalise même pas que je vais être papa, trop préoccupé par le fait qu’on devrait tout lui dire. C’est plutôt ça qui me tracasse. Margaret glisse ses doigts entre les miens, pour me réconforter. « On va y aller un jour à la fois. Et puis je suis assez grande pour prendre mes décisions, je n’ai pas besoin de son approbation. » Ouais, mais ce n’est pas toi qui va devoir l’endurer tous les jours au travail, après qu’on lui ait dit, seigneur. Je réfléchis mais rien ne semble avoir du sens. Mais malgré ça, je me lance : « Épouses-moi. » Ça me semble irréel, surréaliste, mais ça sort tout seul. Je lui demande de me marier comme ça, dans ma voiture de patrouille avec la braguette à moitié détachée entre un début de préliminaires et l’annonce d’une grossesse imprévue. Plein de classe. « Tu penses vraiment que ça va changer quelque chose? » Je rigole un peu, secouant la tête négativement. « Aucunement, ça ne changera rien. Il voudra tout autant m’arracher les couilles et me les faire bouffer. Mais épouses-moi quand même. Je suis sérieux. » Je n’ai pas de vrai bague sur moi mais je lui en achèterai une belle si elle me dit oui. En attendant, je prends le truc de plastique qu’on doit enlever des cartons de jus, pour les ouvrir, comme bague. Elle se met à rire de moi mais je m’en fou. « Alors ? » Elle me regarde sans rien dire et contemple l’idée. Jusqu’à ce qu’elle hoche la tête en riant. « Ok, je veux bien ! » Pour rendre ça officiel, je glisse le truc de plastique dans son doigt et je l’attire vers moi pour l’enlacer. « Demain ne sera pas autant plaisant. » Autant ne pas y penser.

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{ … ]

Mai 2014, Portree

« Maverick, tu peux coucher les filles, je ne me sens pas tellement bien, je vais aller m’allonger. » J’hoche doucement la tête avant de m’approcher d’elle pour l’embrasser sur le front, en caressant son bras. « Je m’en charge, vas te reposer. » Je sais ce que c’est, les débuts de grossesse sont toujours difficiles. Du moins pour elle. Elle est toujours prise de nausées assez fortes et d’une grande fatigue. Et avec Emily et Mallory qui sont en bas âge, ça n’aide pas du tout. « Allez Emily, on ramasse les jouets et on va brosser nos dents ! » Pendant ce temps, je prépare le biberon pour Mallory. Je file dans la chambre de celle-ci et je change sa couche avant de la mettre en pyjama. Je l’installe dans son berceau avec sa suce, sa doudou et son biberon et je ferme la lumière ainsi que la porte. Je file ensuite dans la salle de bain avec la plus vieille pour l’aider à se préparer. « Une histoire ? » Je suis sur le bord de dire non pour aller m’occuper de Margaret mais je succombe à ses caprices. Je l’aide à finir de se brosser les dents et je l’installe dans son lit avant de prendre place à côté d’elle, sur son lit. Je lui raconte son histoire préférée, pour la millième fois, jusqu’à ce sa respiration se fasse régulière et que ses yeux se ferment. Avant de sortir, je l’embrasse sur le crâne et je remonte sa couverture. Une fois la porte fermée, je soupire et je me dirige vers la salle de bain où Margaret semble être, si je suis le bruit. « Maggie ? » Je la retrouve assise au sol en train de se tenir le ventre, le visage en douleur. « Maggie ?! » Je me jette à ses côtés, inquiet. « Je pense que je l’ai perdu. » La cuvette est pleine de sang et son visage est ruisselant de larmes. « On ne peut pas être certains sans aller voir un médecin. » J’appréhende déjà ce que le médecin nous dira. Une fausse couche, ce n’est jamais facile pour personne mais tant que Maggie aille bien, on peut en refaire un autre, un enfant. « J’appelle ta mère pour venir garder les enfants et je t’emmène à l’hôpital. » Je sors de la salle de bain et je compose directement le numéro de sa mère, qui part directement de chez elle pour venir garder les filles. Une fois arrivée, j’emmène Maggie à l’hôpital où elle rencontre directement le médecin qui lui fera une échographie. Mais le verdict est sombre. « Malheureusement, il n’y aucun battement détectable. » Margaret se met à pleurer et je me sens impuissant. Je suis triste moi aussi, mais ce n’est pas moi qui le portais. J’ai l’impression que l’évènement l’anéantie davantage que moi. « J’aimerais faire quelques tests plus poussés. » Quelques tests ? Je fronce les sourcils, inquiet : « Des tests pour quoi ? » « Ce n’est peut-être rien mais je préfère en être certain. Il y a une tache sur l’échographie. » Une tache ? Il a beau dire que c’est possible que ce ne soit rien, je m’inquiète quand même. Il y a tout de même la possibilité que ce ne soit pas rien, justement. On y passe la nuit, pour différents tests dont nous n’aurons pas les résultats tout de suite. Sauf que lors que les résultats arrivent, quelques semaines plus tard, le verdict nous tombe dessus comme une masse : cancer.

{ … ]

Novembre 2014, Portree

« Maverick, on sort au pub, tu viens ? » Je sais qu’il espère que j’y aille, comme dans le bon vieux temps, mais je ne peux plus me le permettre. Je termine de ranger mes effets personnels dans mon casier avant de tourner la tête vers lui en souriant faiblement. « J’aimerais beaucoup mais je dois m’occuper des filles, désolée. » Je vois tout de suite dans son visage qu’il est déçu et je le suis aussi mais je n’ai pas le choix. Margaret est à l’hôpital, maintenant, et je dois m’occuper de tout à moi tout seul. Heureusement, nos parents respectifs sont là pour m’aider mais tout ça est épuisant moralement. J’ai l’impression que je vais craquer bientôt, si les choses ne changent pas. Mais les choses n’iront pas en s’améliorant, ça ne fera que s’empirer. Margaret n’a pas réagi à la chimiothérapie et son cancer est agressif. Selon les médecins, elle n’en a plus pour bien longtemps et on doit profiter du temps qu’il reste. Mais le problème, c’est que les traitements coûtaient cher et avec un salaire en moins, j’ai dû retourner travailler. J’avais pensé que mon boulot m’aiderait à sortir la tête de l’eau, mais ce n’était pas le cas. Je voyais le regard des autres et ça ne faisait que me faire penser à Maggie en tout temps. Je n’arrivais plus à me concentrer, tellement qu’on m’avait affecté à du travail administratif temporairement. « Si jamais tes parents peuvent prendre les filles un de ces quatre, tu me dis. Je suis certain que ça te ferait du bien. » Mon téléphone se met à vibrer dans ma poche alors je lui fais signe d’attendre un instant, que j’avais un truc à lui demander. L’affichage indique le numéro de l’hôpital. Je finis par décrocher d’une voix tremblante : « Allô? » Chaque fois qu’ils appellent, j’ai peur qu’ils me disent que c’est le temps. J’angoisse. « Mr Jones ? C’est l’infirmière de votre femme. Je suis désolée de vous importuner mais … je pense que vous devriez venir à l’hôpital. Elle ne passera sans doute pas la nuit, je suis désolée. » J’hoche la tête sans rien dire, comme si elle pouvait me voir. Mon regard s’embue en l’espace d’une seconde alors que je me mets à trembler comme une feuille. Je tente d’essuyer les larmes qui s’accumulent au coin de mes yeux avec le bout de mes doigts, mais je n’y arrive pas. Je suis pris d’une série de sanglots. Je me laisse glisser sur le sol, dos contre les casiers. Kennedy vient me rejoindre pour m’épauler. Nous ne sommes peut-être plus partenaire mais il est toujours un bon ami. « Je ne peux pas … Je peux pas … » Je suis incapable de me relever et encore moins de conduire. Je me suis toujours dit que ce serait mieux une fois le moment arrivé, qu’elle ne souffrirait plus et que cette situation ne me fatiguerait plus mais maintenant que c’était le moment, je ne me sentais pas prêt. Je voulais plus de temps avec elle, ce n’était jamais assez. Je n’arrivais pas à m’imaginer avec quelqu’un d’autre qu’elle. Comment j’allais faire pour élever nos filles tout seul, maintenant ? « Viens, je vais t’emmener là-bas, je vais conduire. » J’ai du mal à me concentrer sur ce qui se passe autour de moi, je ne fais que me laisser porter par mon ami. C’est le temps d’aller dire au revoir. Cancer 1, Vie 0.


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Alabama Basmadjian

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∾ Job : Barmaid


MessageSujet: Re: Mav | Loin, très loin l'un de l'autre à jamais séparés   Jeu 4 Déc - 5:38

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MessageSujet: Re: Mav | Loin, très loin l'un de l'autre à jamais séparés   

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Mav | Loin, très loin l'un de l'autre à jamais séparés

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