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 [soshayne] overhead

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Payne McTavish

∾ Incantations : 64
∾ Avatar : Max I.
∾ Job : Tenancier d'un club, tout juste installé et qui risque d'faire cracher les vipères du coin


MessageSujet: [soshayne] overhead    Lun 8 Déc - 1:04





My demons look like you sometimes.

Les journées noires, toujours suivies de nuits blanches. L'espoir entraînant le désespoir dans une lancinante étreinte. Chaleureusement superficielle. Sentir le cœur battre, le corps vibrer, le dégoût matérialisé en bile au fond d'la gorge. La peine, de Payne. Constante, irrémédiable, pulsatile. Elle revient à la charge, douloureuse et pernicieuse, elle l'invite, l’entraîne. Il l'étreint avec délicatesse. De peur d'être brisé. Il se pose toujours trop de questions, Payne. Il est là, à avaler les mètres, la démarche furieusement dextre, l'esprit embrumé par l'idée stupide d'emmener Lahad faire la tournée des bars. L'idée de lui ouvrir les portes d'un monde dont elle se tient fermement éloignée. Maudite. De les défoncer, ces putains de portes, lui montrer que la vie ne se résume pas seulement à un besoin d'oxygène. Pas seulement à l'air. Pas qu'à cette respiration certes indispensable mais, tellement contrastée. Il veut, merde, il désire ardemment, lui prouver que son oxygène peut être une personne, qu'elle ferait bien de délaisser sa fichue bouteille et s'agripper aux autres. A lui, entre autre. Payne McTavish, l'égoïste, l'irrémédiable con égocentrique. Payne , pétard mouillé, il n'a plus  une once de rébellion en lui. La rage a laissé place à l'affection, l'anarchie à l'idéalisme. Le monde lui appartient. Ce soir, le monde leur appartient. La nuit est jeune, la nuit est veule. C'est eux, qui lui diront quoi faire. C'est leurs voix, qu'elle entendra, leur voie, qu'elle empruntera. La sienne, que Lahad suivra. Il a un sourire de canaille qui lui fend les lèvres et qui, peut se targuer d'atteindre violemment ses yeux. Il a d'jà un coup dans le nez, Payne. Le paria de retour en ville après une absence qu'il prétend encore momentanée. Deux ans. Sept cent jours passés à amasser de l'argent, à vendre des parcelles de son âme aux diables du monde entier. Il s'est échoué, Payne, épave dans un coin béni des Dieux, à Londres. Il s'est acheté une maison, à Nothing Hill, s'est même fiancé. Pendant un laps de temps, il s'est même cru sauvé. Sauf que. Sa déchéance était née à Portree, qu'en ce seul lieu, elle pouvait être décimée. Payne, il frappe les pavés de ses godasses, payées à prix exorbitant. Payne, il est celui qui a réussi et qui, pour ce faire, a vilement marché sur des cadavres.  Le coût, les à coup. Le manque, le dégoût. Son absence, il l'a prise comme un remède, son retour comme une rupture de sutures, l'ouverture d'une plaie, la douleur amplifiée. Lahad, il l'a sauvé, elle l'a sauvé. Et c'est peut-être pour cette raison qu'il éprouve envers elle une gratitude démesurée. Qu'il s'en cache, pourtant. Toujours sur ses gardes. Lahad, s'il a renié toute connaissance durant son exil, elle est pourtant la seule avec laquelle il a gardé contact. La seule et unique. « Une rose, s'il vous plait » - il a préparé tout un discours, entraînant, gai. Pour l'embarquer. Faire en sorte qu'elle le suive dans l'aventure. Ils feront la tournée des bars, certes, toutefois, seul lui boira. Seul lui testera sa descente alors qu'elle se contentera , simplement, d'apprécier sa compagnie divertissante. Il a tout prévu. Une succession de shots pour sa pomme, une succession de soda, pour celle de son amie. Amie. Il a cet air idiot qui lui vrille les traits, l'élégance d'un homme né avec une cuillère en argent dans la bouche. Alors que. Tout cela est faux. Tout cela est crée. A partir de rien, à partir de suppositions. Il s'est construit, Payne. A travaillé dur, s'est saigné. Le Lena est en plein chantier, les habitants sont de plus en plus déchaînés. Portree, un trou perdu concentrant les consanguins demeurés. Il y a longtemps vécu, longtemps saigné sans que quiconque n'ait l'air de s'en soucier. Payez donc vot' manque de compassion, habitants de Portree. A votre santé. Quelques minutes lui suffisent pour se retrouver , debout, une rose à la main, sur la paillasson de mademoiselle. Joli chaton, sur le paillasson. Miaou. Excessivement kitsch. Ca lui ressemble, à Shoshana. C'est adorablement niais. Il toque. Il tourne la poignée et, la porte s'ouvre. Pas bon, Shoshana. Il entre, longe le couloir : « Lahad, apprend à fermer ta porte d'entrée. J'sais bien qu'on est à Portree, capitale des émasculés et des idiots inoffensifs  cependant, on n'est pas à l'abri d'un cambriolage, d'une agression... ». Il pénètre dans le salon : « Je me suis invité, j'espère que tu ne m'en voudras pas... ». Il se fige, laisse son regard parcourir la silhouette qu'il aperçoit : « joli pyjama ».
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[soshayne] overhead

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